Courses sur Beijing Lu, Guangzhou

2011-08-15 Lundi

Petite journée calme pour aller faire des courses et essayer de trouver les vêtements que je n’ai pas pu emporter ayant réservé trop de place dans mes valises pour les divers cadeaux. J’ai beau avoir prévu la chaleur, il faut que je trouve encore plus léger et ce n’est pas une mince affaire.

Pour me rendre à cet endroit, je dois prendre le métro et descendre à une station quelque peu éloignée. Il me faut donc marcher et à cette occasion je découvre un nouveau petit jardin, ancien (il date de 990), vestiges d’un atelier où l’on produisait des médicaments, tout près du palais impérial. C’est actuellement un endroit où l’on peut boire une boisson et rêver à d’autres temps, car il subsiste des dalles gravées et le jardin est aménagé à l’ancienne avec deux pièces d’eau, un petit pont, quelques arbres. On peut voir au fond les murs d’une maison ancienne.

Jardin des “médicaments”Jardin des “médicaments” La petite maison

Beijing Lu (Lu veut dire “rue”) se trouve au centre historique de la ville, c’est un axe nord-sud qui doit faire presque un kilomètre de long, avec de nombreux magasins. On y fait ses courses à des prix encore à peu près abordables et il subsiste quelques enclaves où l’on peut encore marchander. Les magasins y sont légions, petits ou grands, échoppes ou mini-boutiques de 2 m2 séparées par des toiles tendues, dans d’innombrables galeries avec des filles qui essaient de vous vendre à tout prix quelque chose et qui en général n’ont aucune idée de quoi proposer à une occidentale. Et je manque de tomber à la renverse les trois quarts du temps tellement je ne peux même pas imaginer mettre ce qu’elles me proposent. Quant à elles, elles sont déçues quand je leur dis : « Non, je veux un truc simple, en coton, sans dentelles ni volants, ni couleur flashy ou trop sombre ». Ici c’est le royaume de la fanfreluche pour les filles et les femmes. Le pire c’est quand je dis que je n’aime pas ce qu’elles me tendent sur le cintre. Elles prennent un air désespéré, comme si elle n’avait plus d’imagination. Il faut dire que dans chacune de ces mini boutiques elles ne disposent parfois que de 30 à 50 vêtements, quelques colifichets, quelques paires de chaussures. De plus trouver du coton tient de l’exploit pour les vêtements féminins, pour les hommes c’est plus facile. La faute à la montée du prix du coton ? Pas sûr, je pense que les textiles synthétiques ont le vent en poupe pour leur aspect pratique dans une zone où parfois le linge ne sèche pas facilement et permettent en outre des réalisations créatives selon le goût local. Les vêtements étant de plus en plus chers, et il vaut mieux connaître les petites boutiques où l’on peut discuter les prix. A première vue, « à la louche » les prix me semblent avoir évolué d’environ 30 % depuis 2008.

Mes achats faits, je remonte à fond la rue pour me rendre dans une librairie qui vend du matériel de beaux-arts car il me faut par ailleurs me fournir en papier pour la calligraphie. Car il serait temps que je me mette un peu au travail pour ne pas arriver qu’avec de vagues souvenirs de ce que j’ai appris en 2008, sinon je vais largement décevoir mon futur prof qui est très inquiet sur sa préparation. Nous nous étions rencontrés il y a quelques années quand mon amie m’avait emmenée voir ses parents. Quant à sa mère, elle était venue à la maison il y a quelques années lorsque mon amie faisait ses études en France. Donc, pour l’instant, nous ne nous connaissons que très peu, mais à l’époque, j’avais apprécié ses œuvres et il avait été content de me les monter car personne dans sa famille ne s’intéresse en détail à la calligraphie. Mon amie m’a dit qu’il avait déjà écrit beaucoup de choses et préparé des « devoirs ». Il va falloir essayer d’être à la hauteur de son attente et d’être une élève appliquée. Comme chacun sait, un bon ouvrier a toujours de bons outils. Aussi ai-je besoin de papier brouillon pour des exercices et d’encre. J’ai apporté mes pinceaux de France, je n’ai pas besoin d’en racheter tout de suite. Cela ne m’empêche pas de rester rêver devant des pinceaux bien dodus avec une pointe effilée qui vous permette de travailler en pleins et déliés si on peut faire une comparaison avec la calligraphie occidentale, ce qui est un peu osé, j’en conviens. En effet, comment comparer une calligraphie faite à partir d’un texte constitué de 26 lettres répétitives et une autre de caractères chinois ayant chacun leur propre sens, leur symbolique éventuelle, leur propre évolution au fil du temps… ? Ce n’est pas le jour de répondre à la question. Pour l’heure, je cours la rue du nord au sud, trouve un ensemble pantalon-chemisier, une jupe et me rend dare-dare car le temps presse, dans une rue fantastique, ma préférée où règnent les soutiens-gorge, les culottes, slips, pyjamas et chemises de nuit en tout genre. En me rendant dans une boutique pour racheter ce que j’avais déjà acheté il y a quelques années, je découvre un produit miracle, une vraie seconde peau, des slips en tissu fait avec du bambou. J’avais déjà testé le confort des chaussettes en France, mais cela ne s’était pas avéré très solide. Prudente, j’en achète donc cinq pour voir, me promettant de revenir avant mon départ si cela tient le coup ! Désolé, Messieurs, mais ce produit n’a pas l’air d’exister pour vous !

Problème de chargement

2011-08-27 Samedi.

Me voici à Zhuhai, au sud-est de Canton, au bord de la mer.

Il semble que ma connexion ne permette pas le chargement d’images sur ce blog. Vous allez donc devoir attendre quelques jours pour que je l’alimente …!

La Mer de bambous

2011-08-14 Dimanche

Nous avons tous rendez-vous en bas dans le salon à 9 heures tapantes. Tout le monde est là et notre hôte nous emmène déjeuner au restaurant. Il est de bon ton lorsque l’on invite un certain de personnes que l’on veut honorer de les installer dans une salle privée. Nous faisons un petit déjeuner qui peut en fait nous caler jusqu’au soir….

Puis nous partons visiter la « Mer de bambous » (竹海), pour cela il nous faut faire une vingtaine de kilomètres d’après mon estimation. Une forêt de bambous entoure un très joli lac et il est vrai que les cimes des bambous ondoient sous le vent et que l’image soutient la comparaison avec des vagues. Il y a bien évidemment là aussi une très grande variété de bambous dont un, paraît-il assez rare, un bambou jaune de section carrée. Nous faisons une très jolie promenade au bord du lac, sur une passerelle ombragée ce qui est très agréable

Promenade de toute l’équipe sur la passerellePose devant le lac

Toute la petite troupe se prête à son jeu favori, la prise de photos de personnes dans le site visité. De ce point de vue, il me semble qu’il y a une grande différence entre la manière d’un certain nombre d’Occidentaux et de Chinois quant à la prise de vue. Depuis 10 ans que je voyage en compagnie de Chinois, je n’en connais qu’un qui s’intéresse purement à la prise de vue par elle-même pour faire un beau cliché d’un beau paysage ou d’un objet. Tous les autres ont toujours mis leur compagnon ou compagne de voyage systématiquement sur la photo. Donc on va gentiment vous demander de poser pour vous avoir, vous aussi, parmi leurs souvenirs. De ce point de vue, il est rare d’avoir un portrait en gros plan. En général, les personnes sont prises dans une position très digne, en pied, assez raides. Etant venue avec un bon appareil, chacun est particulièrement intéressé par le résultat non conventionnel pour eux des portraits : je fais celui qu’ils veulent et en plus un autre à ma façon que je pourrai leur envoyer ensuite.

Comme il s’agit d’un parc, il y a quelques attractions dont des jeux d’adresses où l’on doit passer sur une série de planches horizontales ou de billots verticaux suspendus à des cordes permettant de se tenir, le tour formant une sorte de pont de singe dégingandé. Ce n’est pas facile parce que chaque suspension se balance de manière désordonnée si vous y posez le pied de travers ou si vous le centrez mal.

Une fois la promenade faite, nous repartons encore une fois au restaurant dans une nouvelle salle privée, plus grande. Là aussi nous mangeons force plats, délicieux. J’ai survécu à une nouvelle expérience, culinaire cette fois ! Parmi les plats proposés, un plat (petit) avec des petites choses de un centimètre et demi sautées dans l’huile et accompagnées d’une sauce au soja et à l’ail. Ordinairement, ce qui est en petites quantités est souvent un mets de choix. En regardant le plat, je décline poliment l’invitation à me servir, mais notre hôte se précipite vers moi et m’en sert une grosse cuillerée. J’avais bien vu que c’étaient des bêtes bizarres et qu’il semblait bien y avoir deux yeux noirs…. Mon amie m’indique que c’est un plat qui coûte très cher. Me voici donc bien embêtée, balançant entre l’idée d’offenser notre hôte et celui de me faire violence en n’étant pas sûre de ne pas me lever de table à vitesse supersonique. Bien entendu, tous les regards sont braqués sur moi. Que faire ? Les autres convives ont l’air de trouver cela bon. Je tâte lesdites bestioles du bout des baguettes, ce n’est pas franchement croustillant puisque cela baigne dans la sauce, me rappelle que mon mari m’a raconté une histoire de ce genre en Afrique du sud et que c’était grillé et pas mauvais. Hop, j’en attrape deux et là, franchement ce n’est pas mon truc. En fait, le cerveau et l’idée qu’on se fait de la chose ont une grande importance. J’ai mâché les deux bestioles, au final c’était mou avec un peau assez dure et tout à coup l’image de vers s’est vraiment imposée et il m’a été impossible de continuer. C’est à ce moment que mon amie m’a expliqué qu’il s’agissait du vers d’un insecte qui vit dans les bambous, très joli, que j’avais pris le matin même en photo sur la main d’un enfant qui jouait avec. Heureusement, notre hôte n’a pas eu l’air offensé.

L’insecte du bambou dont on mange les vers

Dans l’après-midi, en ressortant, nous visitons en face du restaurant le musée du bambou, où sont présentés tous les produits possibles et imaginables fabriqués avec le matériau. C’est très intéressant et les locaux sont beaux, avec un jardin et une cascade. Je profite d’un escalier pour monter sur la pente de la colline et je découvre, plus haut, des cages où il y a des petits singes en compagnie de leurs petits, plutôt tristes dans des cages qui paraissent peu entretenues et bien vieilles. Rares doivent être les personnes qui montent jusqu’ici, les cages étant un peu à l’écart d’un chemin plus facile.

Sieste des employés du musée
Le jardin du Musée du BambouLes “cent bambous”Singes

En rentrant, nous nous arrêtons à l’ancien temple familial de la faille de notre hôte qui a plusieurs centaines d’années et qui constitue le lieu de mémoire de tous ceux qui portent le même nom et qui sont de la ville ou région. On voit ainsi une sorte d’arbre généalogique non pas des gens mais des lieux où la famille a essaimé depuis le village originel.

Le temple familial du clan ZhouIntérieur du temple familial

Nous repartons une dernière fois à la ferme car le couple d’amis venus d’ailleurs y avait laissé sa voiture et nous repartons ensemble vers une nouvelle destination, proche de Zhaoqing. Là, nous dînons dans un restaurant au bord du fleuve, juste en face de l’usine dirigée par le second couple qui nous invite à son tour, à nouveau dans une salle privée où malheureusement la climatisation est tombée en panne et il y fait vraiment très chaud. Dîner de poissons et de crevettes accompagnées de légumes, de soupe de riz.

Finalement, nous reprenons la route pour Guangzhou tardivement car nous y arriverons vers 23h30.

Week-end à Guangning chez des amis d’amis

2011-08-13 Samedi

Dès mon arrivée, mes amis m’avaient annoncé ce week-end en me disant que nous allions rencontrer deux couples d’amis de leurs parents. Nous sommes partis à cinq avec les parents de mon amie dans un minibus que je commence à connaître pour avoir déjà voyagé dans celui-ci plusieurs fois, conduit par un chauffeur professionnel. Guangning se trouve à environ 2h30 de voiture de Guangzhou, vers le nord-ouest. J’ai donc tout le loisir d’observer la sortie de Guangzhou qui a beaucoup évolué ces dernières années. La ville s’étale de plus en plus loin, mais pour préserver les terres cultivables, les habitations sont regroupées sous forme d’immeubles géants de 20 à 30 étages très proches les uns des autres. Il y a encore 10 ans, la banlieue de Guangzhou était une zone maraîchère et de culture de bananiers et autres fruits locaux, parsemées d’immeubles classiques de 6 à 8 étages grisâtres.

Nous sommes d’abord arrivés dans une ferme qui n’a évidemment rien à voir avec une ferme européenne. Le propriétaire est quelqu’un qui, à la suite d’une reconversion professionnelle (il était patron d’une usine de métallurgie qui n’avait plus le vent en poupe), a acheté une immense quantité de terrain. Il exploite donc 130 mu (soit un peu plus de 11 km2). Comparé à la surface moyenne d’une exploitation agricole française qui est de 78 ha, cela fait beaucoup ! Il cultive, entre autres, du riz, des fruits, des légumes, élève des canards, des poissons et des cochons (dont certains près de chez lui pour ses besoins personnels), le tout en agriculture biologique. Les produits sont vendus sur les marchés locaux et à des grossistes. Il entretient pour cela avec soin ses nombreuses relations, a une faconde incroyable et une énergie hors du commun. Il faut avouer que, passer de patron d’une industrie métallurgique à celui d’une exploitation agricole, a sûrement dû paraître étonnant à bien des gens autour de lui. Une chose cependant n’a pas changé : le nombre de salariés… plus de100 ! Sachant que, parmi les avantages en nature accordé aux salariés, il y a assez souvent le logement, il a construit des dortoirs tout neufs pour eux. Les bâtiments ne sont pas encore tout à fait terminés, et sont visibles de son habitation qui, elle, n’est qu’une maison en bois qui ne paie pas de mine. A l’heure où certains paysans assez riches commencent à se construire de grosses maisons voyantes, le contraste est saisissant. Bien qu’il s’agisse d’un homme d’affaires, il s’est installé moins bien que ses travailleurs. Pour l’agrément de la vie et les réceptions, il a construit une sorte de paillotte flottante – une plaque surmontée d’un toit posée sur des gros bidons de produits chimiques ou pétroliers amarrée à 10 mètres devant sa maison sur un petit lac de 5000 m2 environ – sur laquelle il reçoit les connaissances et amis. Il y a plein de fauteuils et de tabourets autour d’une magnifique table à thé faite d’une souche énorme, en bois poli, des tables pour déjeuner, des fauteuils à bascule pour le repos, des petits bancs, des ventilateurs, un buffet, etc. C’est là que nous prendrons le repas du samedi midi et celui du samedi soir. Il est 11 heures, et nous commençons par le gongfucha, un thé servi dans de tous petits bols grands au maximum comme trois dés à coudre et qui sont remplis dès que vous avez vidé le vôtre. Cet accueil, typiquement chinois, permet l’échange de politesses et une conversation qui nous retiendra au moins deux heures jusqu’au déjeuner. En effet, l’affaire n’est pas si simple car il faut qu’il lance un chasseur pour tuer le canard que nous allons manger et des volontaires pour pêcher le poisson…. La chasse prend environ une demi-heure où chacun évalue les chances du guerrier et de sa carabine et l’encourage, sachant qu’il est installé sur une petite barque, qu’il rame seul et que les volatiles ne l’entendent pas de cette oreille. Ils doivent avoir une certaine expérience de l’affaire et s’enfuient dès que la barque change de direction. Finalement le chasseur sera le plus fort. Cela vous étonne ? En tout cas, pour le poisson la pêche n’a donné qu’un poisson de taille moyenne au grand dam du « laoban » le patron de cette exploitation, que tout le monde appelle ainsi y compris ses amis.

La paillotte flottante ou salle à mangerTout le monde regarde le chasseurLe chasseurUn volontaire pour la pêche…un habitué pour recueillir notre repasLa chambre flottante “anti-voleurs”

Durant ce week-end, nous avons passé les 3/4 de notre temps à manger, c’est un employé de la ferme qui a fait la cuisson du repas tandis que l’épouse de notre hôte et sa fille faisaient les différents lavages, accroupies dehors devant la maison, près du tonneau qui reçoit l’eau. L’eau finalement coule en continu et s’y ajoute les différents résidus de lavages et de la vaisselle, le tout finit par faire une petite chute d’eau dans le lac. Finalement la maison, quasi invisible dans les frondaisons, est composée d’une pièce dans laquelle il y a la climatisation, d’un débarras intermédiaire et d’une cuisine plus ou moins ouverte dans laquelle il y a le fourneau traditionnel en brique, à deux feux sur lequel on pose les woks, de la paillote sur l’eau et d’un pièce construite en bois avec des grandes portes-fenêtres à glissières qui sert de chambre, elle aussi flottante un peu plus loin, dispositif ingénieux pour « éviter » les voleurs. La maison est pourtant gardée par deux chiennes de races indéfinies, une jaune, et une autre qui ressemble à une hyène, le troisième étant un chien de race de défense genre rottweiler, assez agressif. Les deux premiers déambulent librement et ne sont pas rassurantes, le troisième reste attaché.

Pour revenir aux installations, le propriétaire à fait capter de l’eau pure, assure-t-il, dans les collines boisées. L’eau arrive donc en jet continu. Pas de robinet, elle se déverse du plus propre au moins propre et on choisit le baquet dans lequel on veut laver quelque chose selon le degré voulu. L’eau usée tombe dans le lac, mais il ne s’agit que de l’eau de lavage des aliments et de l’eau de vaisselle. L’épouse, très sympathique ne dispose que d’une installation traditionnelle sommaire pour faire la cuisine pour les dix-sept personnes que nous serons à table. La famille se compose en fait du couple, d’un fils aîné, d’une fille qui vient de passer l’examen d’entrée à l’Université et d’un autre garçon un peu plus âgé. Elle se prépare à faire des études de gestion d’entreprise. Tandis que nous buvons force thés, l’autre couple invité et chez lequel nous devons aller le lendemain arrive avec ses deux enfants, une jeune fille qui vient aussi de passer son examen et d’un jeune garçon d’une douzaine d’années. Finalement le repas arrive et nous déjeunons sur la barge, avec un petit vent bien agréable par les quelques 36 ou 37 ° ambiants. Comme la plupart du temps, tout est délicieux, mis à part le fait que le canard venant d’être tué et cuit, la viande est un peu dure pour mes habitudes d’occidentale. Cela ne l’empêche d’être très bonne. Cette habitude tient au fait que le réfrigérateur n’est qu’un appareil électroménager qui n’est pas d’utilisation moins ancienne en Chine qu’en France. Alors, il vaut mieux conserver des animaux vivants que de la viande. Même s’il rentre doucement dans les mœurs, je gage qu’ils ne vont pas lâcher de sitôt leurs habitudes de produits frais. Dès le début du repas le propriétaire me demande de porter un toast avec lui en l’honneur de ma venue… et au lieu de me mettre une goutte de cognac dans le verre, il me le remplit. Heureusement il était assez petit ! Mais manger au cognac Martell n’est pas dans mes habitudes ! De toute évidence il faudra vider ce verre avant la fin du repas !

L’une des deux tables de convivesLes plats à dégusterLa deuxième table

Nous n’avons pas résisté au plaisir de passer sur un ponton mobile flottant de 3 m2 pour aller visiter la chambre sur l’eau. Nous avions bien observé comment faisait la fille de la maison pour qui cela avait l’air facile. Elle se tenait et se propulsait grâce à un filin tendu entre la construction et le rivage. Le mari de mon amie, sportif, se lance un peu trop vite, fait quelques pirouettes non désirées, se retrouve suspendu au dessus de l’eau plutôt sale, manque d’y tomber, le radeau fuyant sur ses pieds et, plus il bouge, pire c’est. Tout le monde rit et tente de le conseiller pour reprendre son équilibre. Cela se termine bien quand même et il finit par aborder ! On m’engage à y aller aussi. Evidemment, tous attendent la démonstration mais je passe facilement. Le secret réside tout simplement dans un bon centrage sur le radeau et d’avoir des mouvements souples et réguliers. En fait, je n’ai pas du tout envie de tomber à l’eau. Nous visitons ensuite le potager en essayant de passer au large du rottweiler

Vers 15h, nous partons en voiture, notre hôte et sa famille nous conduisent vers l’hôtel qui nous était réservé, et là, … surprise… nous arrivons devant l’entrée de « demeures d’exception », placées dans le parc de Baodingshan, un lieu de culte du dieu de la richesse. . De fait, notre hôte a réservé une maison entière pour toute l’équipe de 13 personnes que nous formons. L’aspect extérieur nous donnerait l’impression d’être aux USA. Le genre est vaguement colonial. La pièce principale est d’une hauteur impressionnante car elle est dominée par deux étages à balcons intérieurs. Au premier étage, trois chambres pour deux ou quatre personnes et au deuxième deux chambres, plus une suite, le tout avec évidemment des salles de bains-WC individuels. Nous allons nous rafraîchir et certains se reposer.

Photos à venir….

J’en profite pour aller tout de suite explorer seule le petit lac et rendre visite au maître des lieux, le personnage est un peu raide et hiératique. Sa grande statue sculptée kitsch, dorée est encadrée de deux enfants, près de laquelle on fait des offrandes d’encens. Une marchande attend à côté avec tous ses bâtonnets. Petits ou grands paquets, souvenirs, bougies rouges et autres porte-bonheurs sont posés sur un éventaire de fortune. Elle est un peu déçue que je ne sacrifie pas quelques kuais pour la divinité qui lui permet de gagner sa vie. Comme quoi le saint homme est fiable ! Le lac est entouré de collines couvertes d’une forêt de bambous (136 dans la collection d’après ce qu’annonce un panneau) et l’on peut le traverser en son milieu par un pont traditionnel en granit gris clair, à unique arceau gracieux. Il y a aussi une collection amusante de reproduction de billets de banques de tous les pays qui sont affichés sur une série d’énormes tableaux, non remis à jour car c’est le franc qui apparaît pour la France, mais j’ai oublié de prendre la photo !

Le lac de BaodingshanCai Shen le dieu de la richesse, maître des lieuxL’autel

Revenue de ma balade, il est temps de repartir chez notre hôte, où nous serons encore en bonne compagnie pour attendre le repas du soir, aussi copieux que celui de midi. J’avais prévu l’arrivée des moustiques avec la nuit, aussi avais-je pris mes précautions en emportant des produits naturels achetés à la pharmacie en France. Les bêtes ont tout de même vrombi et ont attaqué en piqué, si bien que j’ai été obligée de m’enduire d’un autre produit retrouvé chez mon ami et emporté par sécurité supplémentaire. Mais l’essentiel est qu’avec force produits anti-moustiques, il semble que j’aie à peu près échappé à ces satanées bestioles qui, dans la campagne, peuvent transmettre le paludisme ou l’encéphalopathie japonaise. Tout le monde a un peu ri de mes précautions mais beaucoup moins quand, le lendemain, un enfant qui était avec nous, a montré le résultat de ses piqûres en 7 ou 8 endroits avec des réactions importantes devenues larges de 3 cm et violacées au bout de 24 heures, pas joli joli. Il y avait de quoi se méfier ! Pourtant, personne ne s’est protégé arguant qu’il n’y avait pas de moustiques alors que nous avons dîné de 18 h à 23 h sur la plate-forme. Ils ont tellement l’habitude que cela ne doit pas leur paraître très important. De fait, les autres adultes ne se sont pas fait piquer, mais je n’aurais pas aimé être le gamin. Moi une ou deux bestioles ont réussi à passer le barrage et des odeurs de citronnelle et d’une bombe “chimique” laissée chez un ami de Canton et récupérée vendredi à point nommé. Mais je les ai exterminées avant l’injection fatale !!!

Repas du soir

Cela dit, c’était la soirée des démons, soirée de pleine lune du mois d’août.

Lanterne rouge et pleine lune de la Nuit des démons

Vers onze heures, nous sommes repartis tous en chœur en voiture vers la villa toujours accompagnés du laoban qui avait emporté du thé et encore du cognac. Dormir sur place permettait aux hommes de finir la nuit comme il l’entendait en buvant tranquillement leur digestif.

Le soir, avant de nous coucher, je suis retournée au bord du lac pour voir les illuminations tout en me disant qu’une fois en Alsace, en me promenant avec une amie, nous avions trouvé cinq ou six serpents se chauffant le ventre sur le chemin et que cela pourrait bien être pareil ici.
En voulant partir en sens inverse pour prendre une photo d’ensemble, nous avons été hélés par un gardien nous confirmant que la nuit, il pouvait effectivement y avoir des serpents venimeux sur les pavés. Caishen est pourtant rutilant, un couple d’amoureux se promène et la température est devenue supportable. Un petit vent agréable remet de la chaleur de la journée.

Voilà pour samedi 13.

2011-08-12, vendredi

J’ai visité un nouveau quartier de Guangzhou, tout juste terminé pour les jeux pan-asiatiques qui se sont déroulés ici en 2010. Il a donc fallu rendre la ville belle. On y a construit un nouveau musée présentant toutes les facettes culturelles de la province (art : poterie, calligraphie, peinture traditionnelle, etc., nature et présentation de gemmologie car il a beaucoup d’extraction ici, or diamant, et de nombreuses autres pierres précieuses et minerais, expo sur l’évolution des espèces marines et terrestres, etc).

Le nouveau Musée du GuangdongIntérieur du musée, contraste avec la façade

Vase de terre cuite du néolithique, culture de Banshan ( à 4000 à - 10 000 ans av. J.-C.)<Bol en porcelaine du XIXe siècle

J’ai vu de l’extérieur le nouvel opéra de Guangzhou, très beau architecturalement, qui tient de l’Ovni ou de la raie manta sans queue. On dirait un engin interplanétaire, de forme plutôt dissymétrique, aux formes très douces, de béton gris, blanc et de verre. Malheureusement on n’a pas pu y entrer, ce n’était pas l’heure.

L’Opéra au premier plan, le musée au second

J’ai longé le Stade de cérémonies des Jeux pan-asiatiques de 2010. Immense et très aérien.

J’ai aperçu de loin la “Tour de Guangzhou”, “pagode” du 21e siècle dédiée aux transmissions télé…. et fait beaucoup de marche à pied dans les salles du musée, et dans le métro. Cette tour est en fait située presque dans l’axe d’une ancienne pagode (Chigang pagoda près de laquelle j’ai habité en 2008 et qui était dans un état pitoyable.

Guangzhou tower, tour de radiodiffusion télé

L’ensemble est vraiment très beau, même si certains bâtiments comme le musée de couleur noire paraît un peu triste et la grande bibliothèque tellement colossale qu’elle désarçonne un peu par son aspect qui ressemble être des rangées de livres pas tout à fait bien rangés.

La nouvelle tour IFC International Financial Center, bleutée, fine, de forme ovale est une réussite. C’est actuellement le gratte-ciel le plus haut de Canton. Elle attend sa soeur jumelle. La deuxième tour qui assurera la symétrie du lieu est paraît-il déjà en construction. On peut voir le projet sur des documents officiels. Ces deux tours feront face à la Tour de télédiffusion qui se trouve de l’autre côté de la Rivière des Perles.

Vue d’ensemble du quartier

Il a fallu également construire un nouveau pont qui, lui aussi est très design, très élégant et fait, comme les autres nouveautés, la fierté des Cantonais.

Dans la soirée je suis ressortie visiter le nouveau bureau d’un ami qui avait conservé chez lui des objets courants que j’y avais laissés pour des séjours ultérieurs. J’ai en même temps récupéré un téléphone portable et un forfait pour pouvoir joindre les différentes personnes que je souhaite voir et organiser mon temps plus facilement.

Puis je suis rentrée dîner avec les amis qui m’accueillent. Nous nous couchons de bonne heure, enfin eux… car moi j’ai passé beaucoup de temps à faire les connexions nécessaires à la récupération avec mes mails et de l’envoi de réponses à partir de mon adresse habituelle, ce qui n’est pas forcément une sinécure surtout que, le lendemain, nous devons nous lever de bonne heure pour partir en week-end. A ce propos pour les voyageurs qui veulent venir à Guangzhou, sachez que vous pourrez sans problème récupérer vos mails par un POP si vous avez une connexion ADSL, mais vous ne pourrez pas émettre à partir de votre serveur. Prévoyez donc une ressource de messagerie qui vous permette de noter l’adresse d’envoi que vous souhaitez.

Pour en savoir plus, ce sera donc au prochain post.

Arrivée à Guangzhou

Le 11-08-2011 à 16h55
Il fait une chaleur, évidemment moite (35-36 °) en cette saison et comme d’habitude, on sort de l’avion sur le tarmac où viennent nous chercher des navettes. A peine 2 mn d’attente, mais c’est déjà le premier « bain » !
Arrivée à l’aéroport, il m’a fallu à peu près une heure pour les bagages et les formalités et ensuite j’ai pris, avec quelques hésitations – car j’avais deux changements à faire et mes 35 kg de bagages étaient lourds à traîner–, la nouvelle ligne du métro qui dessert l’aéroport et qui rejoint la station Tiyuxilu, nœud central des communications souterraines. La ligne doit faire une trentaine de km sous terre. Impressionnant ! Je ne sais pas comment ils ont fait aussi vite. Le métro est maintenant une réalisation 100% chinoise. J’ai rejoint mon amie à la station de l’université Zhongshan en moins d’une heure, changements compris. Il faut dire qu’ils sont en général rapides avec assez peu de distance à parcourir et tout est équipé d’ascenseurs et d’escalators. Le sol est si lisse que les valises à roulettes se trainent sans problème. Bref, par rapport au métro de Paris, celui de Guangzhou est un vrai palais ! Une nouvelle chose est apparue dans les couloirs, ce sont des barrières mobiles comme pour les fêtes chez nous, en inox magnifique, qui sont déplacées en fonction des flux de voyageurs. C’est un dispositif sûrement pratique, mais je me demande comment ça se passerait en cas de mouvement de panique, car je trouve qu’il y en a tellement qu’on hésite parfois sur le chemin à prendre en essayant d’évaluer de loin si on peut passer ou non.
Maintenant sur toutes les lignes, devant chaque porte de voiture sont inscrites au sol toute une série de flèches indiquant où tu dois te trouver pour que les échanges de voyageurs se fassent facilement lors de l’entrée et de la sortie des voitures. Il y a tout de même toujours, comme pour les bus, quelques malins qui se précipitent, mais qui se font rappeler à l’ordre par le personnel qui longe les trains et qui fait reculer les voyageurs « au-delà » de la ligne jaune.
Bref, j’ai réussi à monter et descendre sans difficulté malgré l’heure de pointe.

La chaleur fait que je suis trempée dans la minute qui suit mon éloignement d’un climatiseur de plus de 3 m ! Après la douche, itou ! Je n’ai même pas le temps de sortir de la salle de bains. A peine le temps de me sécher après le passage à la douche ! Bref, avec 30 ans de moins on dirait Bo Derek sortant du bain….. Il devient dès lors indispensable de se vêtir avec des vêtements larges ! Difficile de s’y faire pour une Bretonne qui a froid en dessous de 19 ° et trop chaud à partir de 22°. Après investigation, les Chinois aussi, transpirent mais de façon moins visible (sauf pour les gros et il y en a de plus en plus), je finissais par en douter tant la chaleur leur semble normale. A vrai dire, à 22°, mes amis du sud trouvent qu’à partir de cette température, il faut commence à enfiler des vêtements chauds.
Comme quoi, l’endroit où nous sommes doit avoir une influence sur les fonctions de régulation de la température corporelle !

A bientôt !

Nouveau départ sous quelques jours pour la Chine.

Bonjour à tous

Voici bien longtemps que je n’ai pas apporté de petite pierre à ce blog.

Dans trois jours je serai à nouveau en Chine. Cela fera 3 ans que je n’y suis pas retournée, sûrement beaucoup de changements en perspective.
J’espère qu’il me sera plus facile que la dernière fois d’envoyer des posts sans déranger le dévoué webmaster de ce site formidable. En effet, la dernière fois la mise à jour en direct par mail ne pouvait se faire. Croisons les doigts !

Pour ceux qui arrivent sur ce blog, si vous voulez voir l’ensemble des posts, regardez les mois d’avril et mai 2008. Bonne lecture !

A bientôt !

L’après séisme

19 mai 2008

Il semblerait que la force du tremblement de terre ait atteint 8 à Wenchuan.

 

Les mouvements pour la remise d’argent prennnent de l’ampleur. Des urnes sont apparues un peu partout dans les villes, dans les usines, dans les écoles, dans les lieux publics. Les entreprises font des dons importants. Le plus souvent les urnes sont transparentes de façon à ce que l’on voie bien à peu près la quantité d’argent donnée. Quand elles ne le sont pas, il y a assez souvent un geste d’ostentation qui montre que l’on est un bon citoyen. On montre les billets en éventails ou on les laisse tomber en pluie. Des files bien ordonnées défilent dans les entreprises ou les administrations et chacun montre ostensiblement l’épaisseur de l’enveloppe qu’il glisse dans la fente. A n’en pas douter une partie des économies des uns et des autres s’envole pour une bonne cause. On a monté des urnes dans les écoles dans lesquelles manifestement les enfants glissaient le petit contenu de leur tirelire. C’est là que les différences culturelles apparaissent. Chez nous la solidarité et la charité se doivent d’être discrète. Il n’en est pas ainsi ici.

 

La liste des entreprises et des provinces donatrices est annoncée régulièrement ainsi que celle des états étrangers donateurs avec les montants donnés.

 

Gageons que ce geste de civisme dans une Chine qui avait tendance à se laisser glisser vers un peu d’individualisme égoïste pour certains favorisés va remettre temporairement les pendules à l’heure. Demain il y aura les questions : On a noté que les immeubles neufs vain et tenu le coup alors qu’une grande partie des anciens s’étaient écroulés parce que mal construits avec des matériaux peu solides ou de mauvaise qualité ce qui est bien visible dans le paysage de désolation du Sichuan. Il paraît qu’un tremblement de terre avait été annoncé il y a 2 ans pour les années à venir dans cette zone, mais apparemment la population a été prise de cours car non informée.

 

Le gouvernement a décidé d’un deuil national de 3 jours. La cérémonie qui s’est tenue à Pékin ce 19 mai en présence de tous les membres importants du gouvernement. Les délégations officielles étrangères sont venues signer le registre de condoléances. A 14h28 toutes les sirènes et klaxons du pays se sont mis en marche dans un vacarme assourdissant, tous se sont arrêtés là où ils se trouvaient dans un recueillement et un silence de 3 minutes impressionnant. Les unités comme l’armée, les administrations ont organisé les choses de manière ordonnée. Dans les autres cas, chacun s’est arrêté là où il était. Parfois sur les tas même de gravats et les décombres du tremblement de terre. Respect, dignité, émotion.

 

La télévision a transmis une image de chaque province recueillie et cela tourne presque en boucle sur les heures d’informations.

 

On montre aussi l’évacuation des blessés vers des centres de soins plus importants. Certains passages se font à dos d’homme. L’armée, à pied dans les zones montagneuses continue d’acheminer des brancards pour porter les blessés. Visiblement les journalistes sont partout sur le terrain. Les trains couchettes sont transformés en train d’évacuation

 

La Chine à la veille des Jeux olympiques se trouvait prise dans un tourbillon de joie nationaliste au passage de la flamme olympique. La chute a été brutale et l’on est passé de la joie au drame. A l’occasion du deuil national, la flamme olympique va s’arrêter 3 jours mais aujourd’hui ont été retransmises des images montrant des gens du Sichuan pleurant de douleur et acclamer la flamme en criant ce fameux « jia you !» dont je vous ai déjà parlé comme pour signifier une sorte de revanche ou de dépassement du drame. Un exploit collectif exceptionnel panserait un peu la plaie. Les athlètes auront la rage au cœur et la volonté de se surpasser. Un petit panonceau d’un supporter portait la mention « Brave and strong ». C’est ce qu’essaie de faire la Chine aujourd’hui.

 

Les quelques images jointes sont celles diffusées par CCTV1.

Visite du temple Huangdaxian et quelques vues de Fangcun

18 mai 2008

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Ce 18 mai, après le cours de taijiquan, je décide d’aller au marché de Haizhu Guangchang qui se trouve sur mon trajet retour pour faire des achats de cadeaux. Il s’agit d’une surface semi couverte sous laquelle s’entassent un nombre incroyable de petites boutiques. C’est le paradis des bibelots, bimbeloterie, souvenirs beaux ou laids, trucs en verre, en plastique, en fausse pierre, des pochettes, des sacs, des cravates, des vêtements, des trucs qui ne servent à rien, des mobiles, des vasques lumineuses, des porte-clefs, des bijoux en toc, des perles, des guirlandes de noël, des décorations en tout genre,… il est impossible d’en dresser l’inventaire tant la liste est longue. Les passages entre les boutiques font à peine plus d’un mètre et l’on pense à ce qui se passerait s’il y avait le feu, car s’y croisent les chalands, les badauds, des acheteurs, et des chariots à roulettes qui encombrent le passage et vous roulent allègrement sur les pieds ! En principe, il s’agit d’un marché de gros, mais les commerçants se sont habitués aux touristes qui viennent acheter un seul objet. Dans ce cas il est difficile de négocier le prix ! J’écume toutes les allées systématiquement et je rentre chez moi avec quelques objets.

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En rentrant j’ai mal au pied… Je me repose un moment et je décide finalement d’aller toute seule voir le Temple ancestral Huangdaxian. Avec un nom pareil, il devrait être intéressant, d’autant qu’il est présenté comme le plus grand temple taoïste de Canton. Je devais normalement y aller avec la famille du prof de Taijiquan, mais il se trouve que leur fille est réquisitionnée par son école pour le dimanche après-midi. Le temple se trouve dans un quartier ouest de la ville au sud du fleuve. Il paraît que ce n’est pas un quartier super bien famé selon le prof. Je décide déjà d’aller voir jusqu ‘à la station de métro Fangcun qui est la station la plus proche. Je demande mon chemin à un préposé du métro pour sortir dans la rue d’un pas décidé avec l’air de savoir où je veux aller. C’est ce qui donne le moins prise aux ennuis. Visiblement en remontant à la surface, rien ne dit que ce quartier serait pire qu’un autre. Apparemment il y a de nombreux petits ateliers et la zone n’est pas riche. Je prends donc le chemin qu’on m’a indiqué mais apparemment je dépasse le temple sans le trouver. Qu’à cela ne tienne, je redemande mon chemin à un commerçant et je finis pas trouver ce temple qui doit être à moins d’ 1 km de la station de métro. Comme toujours on repère le temple à la profusion de boutiques qui vendent de l’encens et divers objets rituels. Je prends mon ticket d’entrée (5 yuan) ce qui n’est pas rien au regard des budgets locaux… pour simplement aller prier. Au premier abord, je vois que le temple est en fait tout neuf. C’est comme d’habitude, quand les Chinois se mêlent de rénovation, ils font table rase et reconstruisent de A à Z. En effet, pourquoi faire du neuf avec du vieux, alors que l’on peut faire directement un bâtiment fonctionnel et bien propre ?

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Je dois avouer qu’avec mes critères de rénovatrice d’ancien et mon amour des vieilles pierres… je suis toujours interloquée et je me demande quel est le vrai métier des conservateurs des monuments historiques en Chine. Cela dit peut-être ce temple avait –il bien souffert de la période d’histoire contemporaine du pays. De plus, l’une des réponses que l’on m’a donnée à cette interrogation, c’est que cela coûte plus cher de rénover que de construire. Cela dit, il doit être refait à peu près à l’identique du précédent. Mais quand on compare avec le temple du même nom à Hong-Kong qui, lui, est très ancien on en arrive à la conclusion que ce n’est pas la peine de perdre son temps à visiter celui de Canton, sauf à ce qu’il y ait des occasions spéciales (fêtes ou démonstrations d’arts martiaux ?).

Néanmoins, je vous passe tout de même des photos car la perspective n’est pas mal et il y a un joli petit jardin à l’arrière et l’on peut voir les salles du souvenir ultra modernes où sont disposées les tablettes des ancêtres. Et sortant du temple, en passant devant les boutiques, des devins à chignon sur le sommet de la tête exerçaient leur art. L’un d’eux est venu vers moi me tirer par la manche pour me faire entrer dans sa boutique, pour prier devant l’autel qui y était installé et ensuite avoir la bonne aventure, j’ai poliment décliné et ai continué mon chemin en prenant une photo d’un homme en train de faire du taijiquan juste devant sa boutique à 18 heures le soir, juste en face.

 

J’ai visité ensuite un petit jardin public de Fangcun où j’ai pris quelques photos car il y avait un jeu pour enfant assez drôle dans le genre rouleau de course pour hamster, un éleveur de poissons rouges qui avait un bassin de nourrissage d’alevins qui doit faire la joie des chats du quartiers. En sortant du jardin, je me suis aperçue que j’étais entrée par mégarde par la sortie et que par conséquent je n’avais pas payé de billet ! Tant pis.

 

J’ai fait le retour de Fangcun en m’arrêtant Beijing Lu, la rue « Champs élysées de Canton » car il y a en ce moment plein d’initiatives pour récolter de l’argent pour le Sichuan. J’ai pu donner à l’organisme qui me paraissait le plus officiel et du coup on m’a donné un timbre. Plus loin, le grand Magasin Xindaxin avait mis en place un dispositif qui promettait de donner 1 yuan pour 100 yuan d’achats faits par les clients. De plus, à l’extérieur de grands panneaux d’appel au don attiraient l’attention. Il s’agissait d’une nuée de post-it en forme de cœur de toutes les couleurs ave un petit mot ce chaque personne qui avaient mis de l’argent dans le tronc. Il y en avait plusieurs milliers.

 

Bien à vous. Zaijian !

Anniversaire : mes 55 ans

16 mai 2008

La soirée du 16 mai était retenue depuis longtemps par mon couple d’amis chinois, Chantal et Hai.

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Mon amie Chantal m’avait dit qu’elle m’emmènerait faire une croisière sur la Rivière des Perles, le soir. Son mari a trouvé que ce n’était pas vraiment un amusement d’anniversaire, aussi a-t-il prévu que nous allions avant au karaoké. Rendez-vous est donc pris pour 18 h dans le hall de l’hôtel où se trouve le karaoké.

 

A l’heure dite, nous y sommes. Chantal est arrivée avec une grosse boîte colorée et pleine de rubans. Ils ont réservé une pièce privée très confortable où nous nous trouvons à trois avec le système de karaoké. Il va donc falloir chanter et en chinois ! Comme je chante faux, je les avais prévenus, car je savais que HH, le mari chantait bien. Le tout risque d’être aggravé par le fait que je n’ai pas l’oreille musicale, et que je ne connais qu’une ou deux chansons au maximum.

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Bref la soirée commence par l’ouverture de la boîte avec la musique de « Happy Birthday to You » () J’y trouve un énorme gâteau façon occidentale, couvert de crèmes colorées, de fruits et avec une petite sculpture de Serpent, car c’est mon signe astrologique chinois. Nous y plantons 10 bougies, 2×5 pour 55 ans de chaque côté et je souffle.

 

Nous attaquons le gâteau qui est énorme pour trois. Et nous commençons à chanter. Chantal me fait remarquer que le karaoké est une bonne façon de faire du chinois. Effectivement, la vitesse de défilement des caractères, plus rapide que celle des mots occidentaux plus longs oblige à lire vite. Et quand on ne sait pas, eh bien on ne peut pas le lire, à l’inverse des langues à alphabet que vous pouvez toujours déchiffrer même si vous n’en comprenez pas le sens. Bref j’ai chanté faux mais j’ai eu un bon point pour le nombre de caractères que je connaissais. De fait, Hai chante très bien et Chantal ne se débrouille pas mal.

 

Nous avons passé à peu près une heure et demie au karaoké en terminant le gâteau. Puis nous sommes passés chez eux, à côté pour manger une salade en 2 minutes et sommes repartis en taxi pour l’embarcadère du bateau mouche, à la porte Nord de l’Université Sun Yatsen.

 

Si vous venez un jour à Canton, faites cette promenade le soir car les immeubles ont été à dessein illuminés et maintenant que le Guangdong a une centrale nucléaire et que l’électricité n’est plus denrée rare, les villes s’en donnent à cœur joie question éclairage public. Nous avons fait cette croisière que le pont supérieur, tranquillement assis à une table en nous déplaçant au gré des envies de photos. Le seul ennui c’est qu’un bateau ca bouge… et à part les photos prises de l’avant ou de l’arrière, toutes les photos défilantes sont floues. Tant pis cela vous donnera un idée des illuminations. La croisière fait faire les quelques kilomètres du centre ville. C’est un festival de néons avec couleurs changeantes, des publicités animées sur grand écran ou sur façade complète. Une quantité impressionnante de bateau transportent des touristes ou des Cantonais ayant envie de s’offrir une jolie soirée.

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Vers 22h30, la croisière se termine en revenant à l’embarcadère de départ et nous nous séparons pour entrer à pied chez nous. C’est moi qui ai la partie la plus agréable car je longe en partant vers l’Est la Rivière des Perles sur une voie piétonne. Je poste comme d’habitude des photos.

 

Merci à vous, les Amis !

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    • Qui suis-je? Traductrice de Chinois, je fais une voyage d'étude en Chine pour améliorer mes connaissances linguistiques et la calligraphie.
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