2011-08-17 Mercredi
Départ 9h30 en bus pour traverser la ville du sud au nord-ouest, ce qui prend 3 bons quarts d’heure. Nous arrivons enfin à l’autre bout de la ville pour visiter un autre endroit qui a été rénové il y a quelques années. En fait à la suite de la visite du Musée de l’eau, j’ai appris que toutes les berges de la rivière qui sillonne la ville ont été refaites, l’eau dépolluée.
Le quartier est un quartier typique avec ses maisons à un étage, ou deux au plus et quelques grandes bâtisses qui ont été transformées en musées. Du coup, nous allons en visiter trois dans la journée que nous passons là bas. Par hasard nous tombons sur le jour gratuit du mois.



Du point de vue culturel, un gros effort a été fait par la ville qui a rendu un certain nombre de musées gratuits. Par ailleurs, beaucoup de parcs qui étaient autrefois payants, sont devenus d’après ce que me dit mon amie, gratuits eux aussi. Je vérifierai cela ultérieurement en allant voir mon prof de taijiquan dans deux semaines. Il est vrai que la population fréquentant assidûment les parcs et jardins, qui pour pratiquer son taijiquan, son qigong, qui pour prendre le frais, se reposer ou tout simplement promener les petits enfants, prendre une carte mensuelle coûtait à peine plus cher que deux à trois entrées, cela restait accessible pour tous.
Les musées de cette zone sont d’un intérêt inégal mais si vous voulez avoir des détails historiques, il est intéressant de les visiter en faisant parfois l’impasse sur certaines pièces vieillottes. On peut remarquer une belle collection d’instruments de musique et au gré des pérégrinations dans les pièces et apprécier la façon dont les « maisons de maîtres » étaient organisées.
A onze heures trente, nous allons déjeuner dans le restaurant le plus connu du quartier, immense, où j’avais déjà dîné il y a quelques années. Rien n’a changé, il y a toujours autant de monde. Mes amis ont essayé l’année dernière s’y déjeuner 3 fois et y avaient renoncé car il fallait faire la queue pendant une heure. Pourtant il faut imaginer plusieurs grandes salles et des salons privés où l’on doit bien pouvoir restaurer plusieurs centaines de personnes en même temps.




Heureusement, ce n’est pas le week-end et nous trouvons une place. Nous dégustons les plats commandés, faisons un tour au bord du petit lac, puis à 4 heures mes amis partent déjà à un match de football car il faut arriver tôt bien que leur place soit déjà réservée.
J’ai déçu H., car mes amis avaient prévu de m’emmener ce soir à ce match de football mais j’ai décliné, car vraiment cela ne m’intéresse pas d’entendre des gens hurler pour des buts. Depuis que je suis arrivée, je vois chaque soir au moins un match de foot à la télé, donc j’en sais assez sur le sujet. Ici aussi il y a des vedettes qui gagnent très bien leur vie.
Nous nous séparons donc, et comme je n’ai rendez-vous qu’à 18h30 à l’autre bout de Guangzhou, que cela va me prendre 30 mn par le métro, j’ai le temps de flâner. Cela dit la station de métro est à environ une demi-heure de marche à pied. Il s’agit tout de même pas que je me perde car j’ai la bonne habitude de prendre chaque rue qui me plaît, à pied ou à vélo dans le meilleur des cas. Ce n’est pas le moment de perdre le nord. C’est ainsi que j’ai découvert beaucoup de quartiers qui n’existent plus de nos jours et que je regrette. Mais je dois bien être la seule car les habitants ont tellement gagné en confort de vie dans leurs immeubles modernes qu’ils ne me semblent pas avoir de regrets. De toute façon, face à la « rénovation » et la pression immobilière, règne un certain fatalisme. « 没有办法 ! » dit-on ici (On n’y peut rien !). Au hasard des rues, je tombe sur une « église » chrétienne (ici ce sont plutôt les protestants d’origine américaine qui font actuellement le plus de progrès) pas très loin d’un temple très connu. Plus loin, je trouve un encrier que vend une femme très âgée, accroupie devant divers objets. Impossible de marchander. Il faut dire que le prix est très bas, j’en aurai la confirmation plusieurs jours après en visitant un autre site. Me voilà chargée d’un paquet plutôt lourd pour terminer ma balade… Mon sac à dos étant déjà chargé d’une bouteille d’eau et de deux appareils photos, cela fait du poids ! En continuant mon chemin, je tombe sur une zone mise à blanc en attente de construction d’immeubles neufs. Autour, sur le périmètre subsistent encore quelques maisons anciennes insalubres.


A l’heure dite, je rejoins l’ami avec lequel nous allons aller visiter de nuit le nouveau quartier près du nouveau Musée du Guangdong déjà vu le jour, dont je vous ai déjà parlé. Nous commençons par dîner dans un restaurant assez bruyant comme tout resto ici. Puis nous reprenons le bus pour aller flâner le log des quais de la rivière des Perles. De nombreuses personnes s’y promènent aussi et admirent les éclairages des tours, celui du Stade de cérémonies des jeux pan-asiatiques, ceux de la rivière dont les berges sont parsemées de petites lumières ou de tubes de néons colorés, les arbres eux-mêmes sont éclairés en vert. Je songe à l’heure où l’on parle d’écologie au nombre de centrales nucléaires indispensables pour produire toute cette électricité. De plus, il est possible de faire de nuit une balade sur des bateaux, eux-mêmes très illuminés, ce qui crée des éclairages assez photogéniques
Nous décidons de traverser le fleuve pour aller de l’autre côté voir la pagode de Chigang et voir l’effet de perspective car il y a aussi dans l’axe la tour de télévision construite en béton ajouré sur lequel joue des effets de lumière ? L’effet est saisissant, la tour devient multicolore et donne une certaine impression de vie. Pour nous rendre à la pagode nous devons faire un bon bout de chemin à pied et j’emmène mon ami dans le fin fond du nouveau jardin aménagé au pied de la pagode d’où je l’assure que je vais pouvoir avoir une photo de la perspective. Il ne me croit qu’à moitié et me demande comment je le sais, car je vous rappelle, au cas où vous l’auriez oublié… que je ne suis pas cantonaise et il n’arrive pas à se faire à l’idée que je connaisse certains coins sa ville mieux que lui. De fait, nous avons la pagode, la tour en enfilade.


Puis, nous nous séparons et je rentre chez mes amis qui m’attendent vers onze heures après leur match de foot dont ils sont ressortis ravis. Mon amie a offert à son mari un nouveau t-shirt, marqué du nom de je ne sais quel joueur prestigieux de l’équipe, qu’il arbore fièrement.